5 avril 2018

#RévèleToi : Art ou ne pas être ? La question ne se pose pas

Dans l’optique de mettre en avant les hommes et les femmes qui composent notre école nous présentons nosétudiant(e)s, intervenant(e)s, enseignant(e)s, équipes pédagogiques sous un angle différent. Cela nous a permis de comprendre que notre école regorge de personnalités et talents. Si vous n’y croyez pas, le portrait d’une de nos intervenantes, Mme Delphine SAURET finira de vous convaincre.

Faisant partie de la 4ème génération de femmes de sa famille nées à Montpellier, Mme SAURET est une graphiste et artiste. Nos étudiants bénéficient de ses compétences pour les cours de Photographie. Elle a aussi enseigné le Community Management quand l’option était encore proposée.

Initialement Delphine n’aurait jamais pensé enseigner un jour, mais ses envies de transmettre, partager et apprendre des autres ont été plus fortes qu’elle. L’enseignement pour elle est un échange, un moment où les deux parties apprennent l’une de l’autre. Ses élèves lui apprennent beaucoup, ils lui apportent une vision et une perception différente du monde que nous partageons tous.

D’ailleurs elle ne se considère pas comme une professeur et ce qui la caractérise le mieux est sa passion pour l’humain. En effet Delphine est très passionnée par l’autre, par la découverte de l’autre. Elle cherche à savoir ce que l’autre à offrir et comment il peut l’exprimer. Tout cela se ressent dans sa pédagogie, cette façon qu’elle a de bouger le lignes, de fuir les normes établies et d’apporter une touche d’innovation et de créativité. Son objectif, est de booster la créativité des ses élèves, d’utiliser les principes de la pédagogie active pour les amener à réfléchir par eux-mêmes. C’est son rapport à l’autre qu’elle exprime à travers ses cours et ses réalisations.

Son rapport à la pédagogie n’est pas le seul point intéressant qu’on peut découvrir chez Delphine, il y a aussi son rapport à l’art. Plus qu’une envie, c’est un besoin. En effet, l’art pour elle est une nécessité liée à son histoire personnelle, le besoin qu’elle a d’exprimer sa créativité pour apaiser ses ardeurs émotionnelles, une forme d’abréaction. Quant à son envie de bouger les lignes, Delphine nous confie qu’elle n’a jamais su faire autrement. Depuis toujours elle a préféré une forme d’inconfort à l’idée du confort. C’est dans ces situations que lui vient l’inspiration. A ce propos, Delphine trouve aussi sa matière dans les mots, les lettres. Elle a toujours un carnet sur elle où elle note ses idées, des poèmes, des histoires qu’elle se raconte, qu’elle raconte aux autres.

Les mots ont énormément d’importance pour elle et ce rapport qu’elle entretient avec eux se retrouve aussi dans ses photos. Delphine s’amuse de cette interaction entre les textes et les photos. Elle transforme les mots en images et les images en mots.

Voici 3 livres qu’elle affectionne tout particulièrement : « le dernier jour d’un condamné» de Victor Hugo ;  « le livre de l’intranquillité » de Fernando Pessoa ; « lettres à un jeune poète » de Rainer Maria Rilke. Et puis Camus, et Sartre, et Nietzsche… La liste serait trop longue.

Pour ce qui est de son inspiration, elle nous a confié qu’elle lui vient plus facilement la nuit. Selon elle c’est un moment où sa créativité se trouve augmentée, où ses émotions tourbillonnent, où son être a envie de réaliser, de créer de façon impulsive et en contact avec la matière.

Actuellement elle a pour projet de participer au rallye des gazelles 2019, l’aventure humaine toujours et encore !

En Mai (du 18 au 21, allées Paul Riquet à Béziers) elle participera à un événement artistique « L’art déboite » où elle habillera de son univers un container.

Vous pouvez retrouver son univers sur son site web www.delphine-sauret.com ou sur son compte instagram https://www.instagram.com/delphine_sauret/.